En bref
- La fatigue est à la fois périphérique (musculaire) et centrale (nerveuse) ; selon l'article, la seconde peut réduire la performance de 5 à 10 %.
- Les méthodes actuelles (questionnaires, variabilité cardiaque, analyses sanguines) ne donnent pas de retour instantané, fiable et non invasif.
- La réponse pupillaire, réflexe, reflète l'équilibre entre systèmes sympathique et parasympathique ; le dispositif portable MYO6 la mesure en quelques secondes.
Pourquoi la fatigue est difficile à mesurer
Les questionnaires d'auto-évaluation restent sensibles aux biais, la variabilité de la fréquence cardiaque exige des conditions de mesure strictes, et les analyses sanguines demandent jusqu'à 24 à 48 heures. Aucune de ces méthodes ne donne un retour immédiat sur l'état fonctionnel de l'athlète au moment où la décision doit être prise.
La pupille, une fenêtre sur le système nerveux autonome
La constriction de la pupille dépend du système parasympathique, sa dilatation du système sympathique. Leur équilibre se lit dans la dynamique de la réponse à un stimulus lumineux : latence, vitesse de contraction, amplitude. Ce réflexe échappe à la volonté de l'athlète et peut signaler une fatigue nerveuse avant l'apparition de signes visibles.
Du laboratoire au terrain : MYO6
Hors du laboratoire, la mesure doit composer avec la lumière ambiante, les mouvements, les clignements et les différences entre individus. Innowide a traité ce sujet comme un enjeu de maturation technologique, en combinant revue de la littérature et expérimentations terrain. Le dispositif portable MYO6 associe des capteurs infrarouges haute fréquence et des algorithmes embarqués qui transforment le signal en indicateur exploitable en quelques secondes.
L'article complet détaille le rôle de l'équilibre sympatho-vagal, les protocoles de mesure, la reproductibilité visée et le passage d'une approche réactive à une approche prédictive.


